Comment qualifier aujourd’hui la recherche qui nous intéresse, nous les infirmières et les infirmiers : recherche infirmière, en soins, en soins infirmiers, en sciences infirmières, en sciences cliniques infirmières ?
Autour de cette question, les discussions sont vives. Et les avis divergent. Certains pensent que la recherche infirmière passe inexorablement par la création d’une discipline propre aux infirmiers, d’autres que ce serait faire preuve d’un corporatisme non constructif car la recherche doit être pluri- ou interdisciplinaire. Mais tous prônent la légitimité des infirmiers à mener, dans leurs domaines de compétences, des travaux de recherche.
En effet, pour les infirmiers, ce qui donne du corps, de l’intérêt, du sens à la recherche, c’est bien qu’elle soit centrée sur les bénéfices pour le patient, avec notamment l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins, de la clinique et des pratiques professionnelles. Car s’il y a une spécificité et une plus-value infirmières, elles sont bien là !
Oui, la recherche est un levier pour la production de savoirs scientifiques infirmiers, nécessaire à la reconnaissance de la profession. Oui, la recherche permet de valoriser l’expertise infirmière et de fidéliser les professionnels de santé. Mais la recherche n’est pas une fin en soi. N’oublions pas que pour qu’une recherche existe et soit reconnue, ses résultats doivent être publiés. Ce, afin qu’elle soit utile à la communauté scientifique et puisse servir de base à d’autres travaux. Or, encore aujourd’hui, trop peu de travaux de recherche infirmiers sont publiés. La plupart restent donc méconnus.
La reconnaissance passe aussi par l’écriture, la publication, la confrontation à d’autres regards, la critique constructive et l’évaluation. C’est aux infirmiers, et à eux seuls, de construire et développer une culture de recherche qui permettra d’améliorer les pratiques cliniques. C’est à eux de prendre leur place – toute leur place – au risque sinon, de laisser le champ libre à d’autres professionnels plus aguerris à la démarche de recherche mais moins compétents dans le domaine des soins. Et ce serait vraiment dommage ! [Yasmnia Ouharzoune, dans la revue Soins, mars 2013].
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Le lait est une denrée ancienne utilisée par l’homme depuis la préhistoire. Considéré comme un aliment de choix du fait de sa grande valeur nutritionnelle, il est indispensable à la survie du nouveau-né. Il est, par ailleurs, doté d’une charge symbolique très forte, notamment parce qu’il représente le lien qui unit, aux niveaux nutritif, affectif et psychologique, une mère à son enfant.
Imagerie thoracique de l’adulte et de l’enfant.
